#CeuxQuiFontLesPommesDeTerre

Découvrez les visages des acteurs
de la filière pomme de terre !

David Deprez
Producteur

La pomme de terre, c’est mon carburant, mon moteur dans mon métier d’agriculteur ! C’est une production passionnante : vous mettez en terre un tubercule et relativement rapidement, vous allez avoir une plante qui va pousser et se développer ; et en l’espace de 3 à 4 mois, vous récupérez 12 à 15 tubercules. Chaque année est différente : nouvelles parcelles, nouvelles variétés, nouvelles conditions de culture, aléas de la météo… c’est toujours une nouvelle histoire !

La pomme de terre, c’est un aliment de base que l’on retrouve aux 4 coins du monde. C’est un véritable vecteur de lien social : rien de tel que de se poser et de se retrouver autour d’un bon plat de pomme de terre. Entre le gratin, la vapeur, les frites, il y a plus 36 combinaisons qui génèrent autant de convivialité que de plaisir.

Et moi je me régale dès l’apparition de mes premières pommes de terre dans mes parcelles !

La pomme de terre en un mot : La convivialité
Ma recette préférée : Les pommes de terre sautées préparées par ma femme, avec un peu de viande, c’est parfait

Thierry Bailliet
Producteur & « ageekculteur »

Je suis la 11ème génération d’agriculteurs dans ma famille. La pomme de terre est une culture exigeante, en main d’œuvre, en suivi de culture. C’est une production qui n’admet pas forcément les erreurs, cela demande une vraie technicité.

Depuis 5 ans, je partage avec succès les expériences de mon métier sur YouTube, aussi bien avec d’autres agriculteurs qu’avec le grand public. Car la pomme de terre est la véritable représentation de la valeur nourricière de l’agriculture. Elle est à elle seule un élément fondamental dans les productions agricoles françaises et dans le cœur de notre alimentation en général.

La pomme de terre en un mot : L’entraide

Ma recette préférée : Le gratin dauphinois

Claire Genova
Productrice

Après mes études d’ingénieur agronome, je suis partie 15 ans en Afrique pour des projets de développement à caractère humanitaire. A mon retour en France, on a repris l’exploitation de ma belle-famille en Eure-et-Loir, qui avait pour cœur de métier la production de pommes de terre. Afin d’accompagner le développement de la production, je me suis beaucoup investie dans l’emploi local et l’insertion des personnes en situation précaire.

En créant un groupement d’employeurs au début des années 2000, j’ai pu à la fois me consacrer à ma passion pour la terre, et y associer ceux qui y vivent.

Mon talent à moi, c’est la gestion des femmes et des hommes : le facteur humain, la transmission, c’est essentiel dans la production de pommes de terre.

La pomme de terre en un mot : L’humain
Ma recette préférée : Des pommes de terre vapeur avec juste un filet d’huile d’olive et du gros sel, nature.

Pascale et Benoît Decoëne
conditionneurs, négociants

Notre métier de conditionneur/négociant, consiste à passer des contrats avec des producteurs afin qu’ils produisent ce dont le marché a besoin. Une fois les pommes de terre récoltées, on va les stocker dans notre entreprise, les calibrer, les laver, les trier et les conditionner. Une autre particularité de notre métier, être très réactif et à l’écoute de nos clients (grande distribution, grossistes, export).

La relation avec les producteurs est une chose très importante dans notre quotidien : notre rôle est de savoir leur faire comprendre que les besoins évoluent, ceux des consommateurs en premier lieu. La confiance est indispensable, tout comme le partage d’informations.

Chez nous, la pomme de terre est une histoire de famille. Je suis fils de conditionneur, Pascale est fille d’agriculteurs. Nous nous sommes rencontrés lors d’une formation en marketing au cours de laquelle nous devions faire la promotion de la variété de pomme de terre Nicola. Quand notre fils est né quelques années plus tard, nous l’avons appelé Paul Nicola (sans s, comme la variété) !

La pomme de terre en un mot : la confiance>
Ma recette préférée : La pomme de terre au four (Pascale) et la purée (Benoît)

Hélène Maillard
conditionneur, négociant

J’ai grandi dans une ferme puisque mon papa était producteur de pommes de terre. L’activité s’est ensuite diversifiée avec un site de conditionnement, l’entreprise s’est développée, et c’est tout naturellement que j’ai repris le flambeau familial quelques années plus tard. Mon frère travaille également dans l’entreprise, et nous avons su conserver un vrai esprit familial malgré nos 70 salariés.

En tant que négociants, nous sommes à l’interface entre les producteurs et les clients (grande distribution, grossistes, export). Cela demande de la réactivité : les pommes de terre sont des produits frais, qui évoluent, il y a toujours des décisions à prendre rapidement pour s’adapter.

La pomme de terre, c’est un produit facile à cuisiner, il y a 1001 façons de la préparer pour la déguster à plusieurs, en famille ou entre amis. Elle étonne, elle rassemble… elle me régale chaque jour autant dans mon métier que dans mon assiette !

La pomme de terre en un mot : Le partage
Ma recette préférée : Des rattes au four avec un filet d’huile d’olive avec un peu de citron et du persil, un régal !

Yves & Léa Roussineau – père & fille
Courtiers

Nous, courtiers en pommes de terre, sommes des « metteurs » en relation entre des vendeurs (des producteurs, des conditionneurs) et des acheteurs (à l’export surtout). C’est un métier de contact, de terrain.

Il faut savoir être réactif, s’adapter… et surtout très bien connaître le marché de la pomme terre ! La pomme de terre est un produit à la fois unique et multiple : il existe plus de 1000 variétés avec autant de tailles, de couleurs et d’origines différentes. En fonction des pays, les préférences des consommateurs ne sont pas les mêmes, et les pommes de terre qui y sont commercialisées non plus… C’est un produit assez complexe et c’est ce qui rend notre métier aussi passionnant !

La pomme de terre en un mot : Le contact
Notre recette préférée : Une recette traditionnelle de Lozère, la « flèque », des pommes de terre vapeur cuites dans un bouillon de volaille avec un peu d’huile et de laurier : un délice !

Sofian Tamzali
Acheteur en grande distribution

Mon métier, chef de produit acheteur, nécessite la passion pour le produit qui nous anime ! C’est ce qui permet d’être innovant, audacieux, d’avoir ce petit brin de folie qui donne parfois des success-stories auprès des consommateurs. La pomme de terre a ce pouvoir naturel d’être inspirante : c’est avant tout un produit vivant, la simplicité à l’état pur. Mais la diversité des variétés, la diversité des terroirs et la diversité des usages rendent ce produit très riche à travailler.

La pomme de terre symbolise tout cela : le produit, les terroirs, les variétés et les usages que l’on peut en faire… et bien sûr le goût et le partage ! J’ai une sorte de rêve, c’est de pouvoir un jour avoir une carte de France des pommes de terre, comme on peut avoir une carte de France des vins ou des fromages…

La pomme de terre en un mot : La simplicité
Ma recette préférée : Une salade de pommes de terre vapeur aux anchois et aux oignons frais.

Jean-Marc Brodbeck
Primeur

Je suis la 3ème génération de marchands de fruits et légumes au Touquet. Et aujourd’hui, la 4ème génération est à mes côtés : mon fils et ma fille. C’est une très belle histoire familiale.

La pomme de terre est magique, c’est une matière magnifique qui permet de découvrir les couleurs, les saveurs, les formes. Il y a autant de variétés que d’usages. En tant que détaillant, l’exigence et la connaissance du produit animent mon métier. Comme tous les produits frais, la pomme de terre exige que l’on soit aux petits soins pour la conserver, la mettre en rayon, la théâtraliser. La bonne connaissance de sa production et de ses variétés permet de mieux conseiller le consommateur dans son acte d’achat, dans son usage. Ce que nous transmettons tous les jours, c’est qu’avec une bonne pomme de terre, on se régale. C’est un produit d’une très belle simplicité, un légume d’avenir !

La pomme de terre en un mot : La passion
Ma recette préférée : La purée, et en général des recettes simples car il faut retrouver les goûts, les vrais.

Clara Schweitz
Fille de producteur et future productrice
Grand-Est – Duttlenheim (67)

Clara a 20 ans. Après un bac scientifique en lycée agricole option écologie agronomie et territoire, elle s’est orientée vers un DUT génie biologique option agronomie. Aujourd’hui, elle poursuit ensuite une licence professionnelle agronomie, parcours ingénierie de l’entreprise agricole.

Toute petite, elle regardait son père cultiver des pommes de terre. Passionnée par la terre, elle a orienté ses études vers l’agriculture. Après un stage dans le domaine des plants de pommes de terre, puis en station d’expérimentation dans les céréales, elle a eu l’envie de s’orienter vers la culture des pommes de terre. Et d’ici quelques années, pourquoi pas reprendre l’exploitation de son père, avec son cousin et sa sœur...

En 2019, le Grand-Est est la 2ème région de production de pommes de terre avec 11% de la production totale, soit 656 000 tonnes. Le microclimat dont bénéficient les plateaux alsaciens permet de cultiver des pommes de terre de primeur, en complément des pommes de terre de conservation. Ce sont deux cultures bien distinctes, qui nécessitent une organisation calendaire complexe d’occupation des terres : les pommes de terre de conservation sont récoltées à l’automne après un cycle de culture de 120 jours, tandis que les primeurs alsaciennes sont récoltées en juin-juillet, après un cycle de production de 90 jours.

La pomme de terre en un mot : L'ambition

André Minguy
Producteur de pommes de terre de primeur
Bretagne, Ploumoguer (29)

Chez les Minguy, on cultive la pomme de terre de primeur depuis toujours. Située à l’extrême pointe nord-ouest du Finistère, l’exploitation agricole de polycultures et d’élevage bénéficie de la douceur océanique nécessaire à sa culture.

André et ses deux fils se répartissent les tâches entre production animale et végétale : 15% de pommes de terre de primeur, du blé, du chou, des brocolis, du maïs. Une diversité de cultures facilitée par le cycle court de production de la pomme de terre primeur.

En France, 50 à 70 000 tonnes de pommes de terre de primeur sont récoltées chaque année. Plantées après la période des gelées, elles sont les premières pommes de terre de l’année. Les tous premiers volumes proviennent de cultures sous serres ou sous arceaux. Cultivées en plein champ, elles affectionnent les climats doux et les terroirs qui se réchauffent rapidement. Elles s’épanouissent ainsi dans les zones littorales connues pour leurs microclimats sous influence maritime et leurs sols sablonneux : îles de Ré et Noirmoutier, Bretagne, Normandie…

La pomme de terre en un mot : La fraîcheur

Francisco Moya
Négociant, conditionneur et exportateur de pommes de terre
Hauts-de-France, Hazebrouck (59)

Francisco est directeur d’une société et co-dirigeant d’un réseau qui regroupe 10 sites de conditionnement de pommes de terre sur toute la France, dont 6 dans la région des Hauts-de-France.

Francisco a découvert la filière pommes de terre en 1986 au hasard de ses rencontres. Tandis qu’il étudiait l’espagnol et l’anglais à l’université, il dispensait des cours d’espagnol en parallèle dans une Chambre de Commerce et de l’Industrie pour financer ses études. En 1986, l’Espagne et le Portugal rejoignaient la CEE pour former « l’Europe des 12 ». L’un de ses élèves à la CCI avait pour projet de se lancer dans l’exportation des pommes de terre en Espagne. Après avoir sympathisé, il a proposé à Francisco de participer à l’aventure en 1988 !

Aujourd’hui, Francisco commercialise des pommes de terre auprès d’une vingtaine de pays différents, en Europe et dans le monde entier. Rappelons que la France est le premier exportateur mondial de pommes de terre avec plus de 2,5 millions de tonnes chaque année. « Nous exportons vers des pays qui manquent de pommes de terre, mais aussi vers des pays, comme la Belgique, l’Allemagne ou la Hollande, qui trouvent dans l’offre française un complément à leur offre nationale, en termes de qualité, de variétés mais aussi de durée de conservation. »

La pomme de terre en un mot : Une aventure humaine

Alexandre Lahcen
Primeur
Île-de-France, Boulogne-Billancourt (92)

Alexandre est primeur en fruits et légumes sur les marchés. C’est un métier passion qu’il a découvert au fil de ses aventures humaines.

À 15 ans, Alexandre débute un CAP pâtisserie. À la recherche d’un job étudiant, il a l’occasion de travailler sur les marchés les week-ends. Il apprécie l’ambiance « petit village » qui y règne, le contact avec les consommateurs, les notions de service et de conseil. À cette même époque, un ami a l’opportunité de reprendre une place sur un marché. Alexandre, passionné par sa propre expérience, lui propose son aide. C’est ainsi qu’une grande aventure professionnelle et une belle amitié débutent : « Je n’ai pas choisi mon métier, c’est mon métier qui m’a choisi ! L’entraide est à l’origine de celui que je suis devenu, notamment primeur en fruits et légumes. ».

Les deux compères ont débuté avec très peu de produits. 15 ans après, ils proposent près de 150 références tous les jours. Sur leur étal, il y a toujours à minima 3 sortes de pommes de terre pour répondre à la demande des clients : des pommes de terre qui tiennent bien à la cuisson pour réaliser une salade, des pommes de terre qui au contraire se délitent, pour une purée fondante, ou encore des pommes de terre adaptées pour obtenir des frites croustillantes et bien dorées !

En France, on recense 12 000 primeurs, 6 500 en magasin et 5 500 sur les marchés. Les primeurs commercialisent près de 30 % des fruits et légumes vendus sur le territoire national. Sur les marchés, 2/3 des commerçants alimentaires sont des primeurs.

La pomme de terre en un mot : La vie